Affiche Cloud Atlas

Une Cloud Note pour Cloud Atlas

Posted on 3 avril 2013 by Vida Marko

Réalisé par la fratrie Wachowski et Tom Tykwer, le film Cloud Atlas sorti en France le 13 mars 2013 est l’exemple parfait de l’anti-structure, procédé rarement utilisé, en tout cas avec succès comme ici. Et c’est ce procédé que je vais utiliser afin de délivrer le synopsis le plus juste possible.

Attention spoiler et attention aussi aux nuages…

Une femme futuriste venant d’un autre monde demande à un villageois d’aspect moyenâgeux de lui faire visiter la demeure du diable. C’est la perception qu’à ce vieil éditeur grincheux de la maison de retraite dans laquelle il est retenu contre son gré. Réveillé brutalement par des coups à la porte, un jeune compositeur saute héroïquement par la fenêtre d’une chambre d’hôtel en y laissant son bel amant. Plus loin, on peut apercevoir la vieille ville, ensevelie par la montée continuelle du niveau de la mer, laissant entrevoir pour quelques temps encore quelques toits d’anciens buildings de verre, derniers vestiges de leur splendeur d’antan. Par un haut balcon, un écrivain raté balance un critique littéraire au cours d’un très chic cocktail londonien avant de commander un verre au barman terrorisé. Sans en connaître la composition, une mixture cannibale est sirotée avec une paille par une femme robot asiatique. A l’instar de ce jeune avocat atteint d’une obscure fièvre polynésienne, en quarantaine sur un bateau, empoisonné par son charlatan de médecin qui profite de la situation pour lui soutirer son or. Par peur de voir voler son œuvre, le Sextuor Cloud Atlas, le jeune compositeur assassine son maître avec un pistolet. Coups de feu et course poursuite dans le San Francisco des 70’s : les voitures longues et colorées volent dans les airs. Tout comme les flèches de l’arc du villageois moyenâgeux contre les envahisseurs barbares qui ont décimé sa famille et incendié son village. Ainsi, de la fumée noire s’échappe du crématorium où de nombreuses femmes robots périssent respectant un vaste plan génocidaire. Voyant sa vie sauvée par un esclave noir fugitif, le jeune avocat décide de combattre l’esclavagisme, se mettant à dos sa belle-famille. Mais pourquoi répétons-nous toujours les mêmes erreurs, encore et encore ? Cette marque de naissance en forme d’étoile filante se baladant de personnages en personnages à travers l’espace et le temps ne montre-t-elle pas une âme filante ? La musique vibrante du Sextuor poursuit sa résonance à travers les siècles comme la voix de la femme robot élevée au rang de déesse à travers toute la galaxie, qui fut elle-même inspirée par l’œuvre adaptée au cinéma de ce vieil éditeur consterné, ou comme ce jeune compositeur, frustré de découvrir qu’il manque des pages au récit du périple en bateau de ce jeune avocat. Manquer la deuxième moitié de son roman préféré n’est-ce pas comme vivre une histoire d’amour avortée ? Heureusement, le vieil éditeur est heureux de retrouver l’amour de sa vie. On ne peut pas en dire autant de l’amant du jeune compositeur ou d’autres personnages. Ce voyage dans l’espace-temps se termine loin de la Terre qui, de là où la femme futuriste et le villageois moyenâgeux se trouvent, ressemble vaguement à une étoile bleue. C’est sous cette belle étoile que les enfants écoutent l’histoire racontée par leur grand-père : c’est l’histoire de plusieurs âmes qui se croisent, se décroisent et se recroisent en une vaste chorégraphie de patinage artistique se déroulant sur six époques. Et votre grand-mère et moi avons vécu…

Vida M.

Facebook Comments

comments

Be the first to leave a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>